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lundi, 26 octobre 2020
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La semaine du cinéma russe «Quand les russes chantent» s'est ouverte à Paris

Texte, photos et vidéo: Elena Iakounine, traduction de Clara Dimitrov12:22, 7 mars 2017CulturesImprimer

Et nous allons bien évidemment vous en parler. Elle se déroule dans la rue Balzac, dans le cinéma du même nom, à cinquante mètres des Champs Élysées et à cent mètres de l'Arc de Triomphe.

Марк Рюскар и Маша Мериль

Lors de l’ouverture, on ne pouvait pas arriver à destination en voiture, la rue était bloquée par une voiture de police. Était-ce le festival de cinéma russe qui était à l'origine de cette agitation ?

C’était la première fois que l'Observateur russe voyait les forces de l'ordre réguler les abords d’un événement culturel russe dans le centre de Paris.

Une demi-heure avant l'ouverture officielle des portes, se tenaient déjà deux files d’attente devant le cinéma Balzac. Les noms et les réservations étaient contrôlés aux portes, ainsi que les invitations, sans lesquelles on ne pouvait pas entrer, même avec une carte de presse.

Après avoir franchi le premier obstacle, se trouvait dans le hall une nouvelle difficulté : on ne laissait passer que les chanceux munis de billets. Il est difficile de comprendre comment ils avaient pu s’en procurer.

Macah Interview

À un quart d'heure de l’ouverture de cette semaine, il n'y avait déjà plus de place pour la presse dans la salle. Les habiles journalistes du site Médiapart essayaient de comprendre comment ils allaient faire un reportage du fond de la salle. Les organisateurs compatissaient avec les représentants du quatrième pouvoir, mais ne pouvaient rien faire.

La salle était remplie de personnalités françaises importantes, de sponsors, de membres de la délégation russe et de visages biens connus de la diaspora.

Macha Méril, la marraine du festival a donné une interview à la caméra, Michel Legrand et Karen Shakhnazarov attendaient patiemment le début au premier rang.

Легран

Les journalistes de la télévision sont assis sur le coté.

Avec une demi-heure de retard, les portes se sont fermées et la lumière s’est baissé, et il y a un petit concert, une chanteuse française qui chantait sans accent des chansons tirés de films russes.

Macha Méril a donné la parole à Pavel Lounguine pour la première représentation de son film en France, «La Dame de pique».

Durant la pause de cinq minutes qui a précèdé le début du film, l'Observateur russe a eu le temps de sortir dans le hall pour voir ce qu'il advenait de ceux qui n'avaient pas pu entrer.

Et, miracle : on a ouvert en urgence une deuxième petite salle dans laquelle le public contrit a été invité à regarder la projection. Devant eux se trouvaient de nouveau Macha Méril, le producteur français Marc Ruscart alias le fondateur du festival et Pavel Lounguine. Tous se sont excusés de ce succès fou, et la soirée a commencé pour la seconde moitié des spectateurs.

À propos de «La Dame de pique»

À l'écran se dresse parallèlement deux tragédies : celle de l'opéra (connue de tous, ou presque, d'après La Dame de pique de Pouchkine) et celle de la vie, qui se déroule dans la capitale russe au troisième millénaire. Pavel Lounguine définit son film comme un thriller.
Si du côté de l'opéra se déroule une action envoûtante, magique, la représentation de la réalité, elle, est immorale et laide. Le Herman (avec un seul «n» ) de l’opéra met fin à ses jours. Le destin du personnage principal de Pavel Lounguine (joué par Ivan Yankovski, petit-fils d'Oleg Yankovski) n'a pas un destin horrible, mais inhumain.
La société du XIXème siècle, s'avère plus humaine que celle d’aujourd’hui, et comment appelle t-on où l'on vit aujourd’hui ? La civilisation ?

Toute l'information sur le festival: http://www.quandlesrusses.com/

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