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vendredi, 14 août 2020
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Les cosaques sont de retour à Paris

Texte, photos et vidéo Elena Iakounine, traduction Daniel le Botlan17:45, 23 mai 2018Russie IciImprimer

Une exposition intitulée « Les évènements de la révolution 1917 et les destins des cosaques russes » a vu le jour à Paris, au Centre Culturel Russe, quai Branly.

Le vernissage de l 'exposition à Paris

Plusieurs manifestations dédiées aux cosaques ont été menées à Paris.

On a pu assister à la III Conférence Internationale « Les événements de la révolution 1917 et les destins des cosaques russes ».

Une exposition du même intitulé a ouvert ses portes éclairant le destin tragique des cosaques russes, qui étaient le soutient éternel de la patrie.

Au Centre Russe Quai Branly

Une délégation russe avec les représentants de la Grande Armée du Don, de l’Armée de la Volga, le Directeur des Archives Nationales de l’histoire socio-politique russe, le Directeur de l’Institut National d’Histoire de l’Académie des Sciences russe. En tête de la délégation il y a le métropolite Cyrille de Stavropol et de Nevinnomyssk.

Il se trouve qu’une grande communauté cosaque est arrivée en France après la révolution et la guerre civile. C’est la raison pour laquelle les expositions et les conférences liées à l’histoire de cette communauté des compatriotes contraints à se retrouver à l’étranger, sont organisées à Paris.

De plus, ce sont les cosaques que les français connaissent le mieux depuis l’époque des expéditions napoléoniennes, ils sont devenus dans une certaine mesure le symbole de la Russie, sa carte de visite.

Hélène Carrère d’Encausse, la Secrétaire Permanente de l’Académie Française, est intervenue à l’occasion de l’ouverture de l’exposition.

Cette exposition montre le rôle des cosaques dans la vie russe à l’époque de la révolution de 1917 et de la guerre civile par conséquent.

« L’histoire tragique de cette époque démontre qu’aucune liberté pour le peuple ni le bien commun ne peuvent justifier les conséquences de la révolution, » a dit le métropolite Cyrille dans son discours d’ouverture. « La révolution a impacté tous les niveaux de la société. Les bons marchands, la noblesse, les officiers de la vielle armée ont disparus. Après ces événements tragiques, seulement deux forces ont été capables de renaissance – l’église et les cosaques.

L’exposition des documents

Dans les vitrines Quai Branly la glorieuse histoire des cosaques est présente : commencée par Pougatchev et Razine (son portrait singulier est exposé au stand), le légendaire Platov, finissant par tsarevitch Alexei en uniforme d’ataman de toutes les troupes Cosaques. Il y a aussi les caricatures des cosaques et les affiches de Maïakovski, qui a commencé comme artiste-peintre.

On raconte l’histoire tragique de ce peule unique. Les exécutions au début du pouvoir soviétique. Les documents signés par Lénine, Sverdlov et Staline qui ordonnaient l'élimination des cosaques. Le premier peuple déporté était les cosaques du Terek.

La liberté et l’esprit indépendant des cosaques étaient légendaires. Et en même temps, les cosaques étaient parmi les premiers à défendre la patrie.

« On voulait s’éloigner d’une contemplation pure des objets d’arts vers l’analyse des pages controversées de l’histoire de la patrie », dit le Directeur des Archives Nationales Russes de l’histoire socio-politique Andreï Konstantivovitch Sorokine. «On n'a pas des opinions toutes faites. Les documents de l’exposition sont censés d’aider à trouver des réponses. Tous les bouleversements sociaux ont induis millions des victimes, la destruction de la culture et de l'économie traditionnelle. Le coût de ces bouleversements est énorme.»

Le clivage national a touché aussi les cosaques. 20 % des cosaques ont pris le côté des rouges. Quatre cosaques sur cinq ont rallié le mouvement des blancs. Grâce à eux, Dénikine a obtenu une assistance importante.

La III Conférence Internationale

Les interventions des représentants des atamans venus des coins différents de la Russie témoignent   d’une volonté interne et non condescendante de la renaissance actuelle du mouvement cosaque. En toute franchise et avec tout le sérieux. 40 corps des cadets cosaques ont été formés dans le pays. 50 mille cosaques habitent dans la région de Don seulement. A Samara, les forums de cadets cosaques de la Volga sont organisés.

L’extermination totale des cosaques n’a pas engendré leur complète disparition. La renaissance de leur culture authentique se poursuit et non seulement, la destiné principale du peuple cosaque, l’art militaire, est de retour. A Kouban, les détachements cosaques patrouillent dans les rues des villes, assistent les gardes-frontières et les employés du Ministère des Situations d’Urgence, protègent les forêts et les bassins d’eau.

Les cosaques ont été réhabilités seulement en 1922.

 

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