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dimanche, 8 décembre 2019
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L’exposition « Paris » d’Alexandre Serebriakoff au Centre russe du quai Branly

Anastasia Bureau, traduction de Jasmine Beaune0:42, 13 février 2017Russie IciImprimer

L’exposition « Paris » regroupant les œuvres du peintre Alexandre Serebriakoff a été inaugurée le 10 février 2017 dans la salle des expositions du Centre culturel et spirituel russe du quai Branly à Paris.
L’évènement est organisé par la Fondation moscovite Zinaïda Serebriakova, l’ambassade de la Fédération de Russie en France et le diocèse de l’Église orthodoxe russe.

L’Observateur russe était présent au vernissage de l’exposition.

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L’exposition « Paris » est unique et entièrement consacrée à la capitale française. Les œuvres exposées présentent, selon l’artiste de la dynastie Benois-Lanceray-Serebriakoff Anastasia Nikolaeva (la petite-nièce d’Alexandre Serebriakoff), un intérêt non seulement du point de vue esthétique, mais aussi historique.
« La dernière fois que les œuvres d’Alexandre Serebriakoff ont été exposées en France c’était en 1994. En 2014, nous avons organisé une grande exposition dans la galerie d’Etat Tretiakov (Moscou, « Zinaïda Serebriakova. Période parisienne. Alexandre et Ekaterina Serebriakoff »- ndlr).

Анастасия Николаева (слева) на открытии выставки | A.Nikolaeva (à gauche) lors du vernissage

Alexandre était un artiste polyvalent et il a travaillé dans de nombreuses sphères artistiques. Ici, nous avons essayé de présenter non seulement ses paysages, réalisés en plein air, mais aussi ses projets de décors et d’intérieurs, qu’il a peint en s’appuyant sur le travail «in situ».

« Paris » est également intéressante parce qu’elle rassemble non seulement les esquisses du temps de la guerre, mais également celles des bâtiments et des constructions qui aujourd’hui semblent complètement différentes, et certaines ont d’ailleurs disparu des rues de la ville », raconte Anastasia Nikolaeva.
« Comme par exemple, la place Beaubourg, le lieu où se trouve aujourd’hui le Centre d’art contemporain Georges-Pompidou », poursuit Pavel Pavlinov, historien de l’art, expert des œuvres de la famille Benois-Lanceray-Serebriakoff, — Serebriakov a avec une exactitude étonnante transmis l’esprit de l’époque du début du XXe siècle, une époque où de nombreux artistes créaient des œuvres du style de la Renaissance », explique Pavel Pavlinov.

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Le paysage parisien a toujours été l’un des thèmes centraux de son œuvre. Ce n’est pas surprenant car il y a vécu presque toute sa vie. Il est né dans l’empire Russe en 1907, fils d’un ingénieur des ponts et chaussées Boris Serebriakov et de Zinaïda Serebriakova, artiste et membre du cercle « Le Monde de l’Art ». Leur histoire d’amour n’a pas été facile : Boris est le cousin de Zinaïda, ce qui provoqua des protestations de la part de leur entourage.
En 1919, Boris décède. Quelques années plus tard, Zinaïda s’installe à Paris où elle reçoit une commande pour un panneau décoratif.
En 1925, Alexandre Serebriakoffl avec sa sœur Catherine rejoignent leur mère et s’installent dans la capitale française. À Paris, il commence sa carrière comme peintre décorateur, puis il s’oriente graduellement vers ce qui sera l’un des axes principaux de son œuvre : sa passion pour le paysage architectural.

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Pendant son séjour à Paris, Alexandre travaille beaucoup avec d’autres maîtres : avec sa mère, Zinaïda, il travaille à la décoration des intérieurs de la demeure du baron Brauer de Bruxelles, à la scénographie avec Alexandre Benois et Christian Bérard et il est en charge des décors pour le cinéma français sous la direction du peintre Pierre Schildknecht.
Dans sa créativité, il suit le style des maîtres du « Monde de l’Art » : la création d’œuvres d’intérieur, la stylisation de l’image ainsi que la prédominance du graphisme en amont.

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« Le fait qu’Alexandre n’ait jamais étudié de façon professionnelle est très intéressant. Ayant grandi dans une famille d’artistes, il a absorbé leur créativité », conclu Pavel Pavlinov.
Avec ses toiles, l’artiste nous offre un Paris qui nous semble bien différent de ce que nous avons l’habitude de voir : les quais de la Seine, Notre-Dame, la tour Eiffel, le quartier Latin et les simples ruelles et marchés, Alexandre Serebriakoff les a montrés baignés d’une atmosphère calme, dénués de l’agitation des foules. Pour lui, comme pour les maîtres du design et de la décoration d’intérieur, le plus important est en premier lieu la ville elle-même, sans ses soucis quotidiens.
Après son décès en 1994, il nous a laissé son « Paris », ville calme et « naturelle », loin de l’agitation et des tracas futiles.

L’exposition aura lieu jusqu’au 9 mars 2017.
Heures d’ouverture : de 10h à 13h et de 14h à 18h
Entrée libre
1, quai Branly, 75007, Paris

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