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jeudi, 22 août 2019
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Le Centre Russe quai Branly présente l'exposition «Le tsar à Paris»

Anastasiia Bureau, taduction de Clara Dimitrov0:20, 21 avril 2017Russie IciImprimer

Dans le cadre du Congrès international pétrovien à Paris, le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe russe présente depuis le 20 avril au quai Branly une exposition consacrée au 300 ans de la visite de Pierre Ier en France.

Афиша выставки

L’événement est organisé par le Musée-réserve d’État «Peterhof» et l'ambassade de la Fédération de Russie
«L'Observateur russe» s'est rendu au vernissage où sont intervenus la critique d’art, conservatrice et directrice générale de «Peterhof» Elena Kalnitskaja, et par le professeur en histoire de la Russie et en archéologie de l'Université d'État de Saratov Nikolaï Tchernychevski ainsi qu’auteur du livre «Pierre Ier en France», Sergei Mezine.

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«Cette exposition s'inscrit dans l'actualité, puisque le 21 avril, ça fera 300 ans que Pierre Ier a posé le pied sur le territoire français», nous a raconté Sergei Mezine. C’est une date importante pour la politique étrangère russe et la diplomatie puisqu'il est venu à Paris afin de conclure une alliance.

Ce n'était pas gagné d’avance, mais en ces temps difficiles, il a su s'entendre avec ses partenaires et conclure le traité d'Amsterdam, le premier traité de l'Histoire entre la France et la Russie. C’est suite à ce traité qu’il y a eu la première ambassade russe et les premiers ambassadeurs russes à Paris."

Le traité d’Amsterdam a mis fin à une crise durable et a permis aux relations entre les deux pays de se développer. Il a également placé la Russie comme un partenaire politique d’envergure équivalente à la France et a amené à la fin de la Grande guerre du Nord.

Амстердамский договор| Le traité d'Amsterdam

Mais le but du voyage de Pierre Ier n'était pas seulement diplomatique, il était également éducatif : il désirait découvrir les réalisations architecturales des érudits locaux, les traditions et l'étiquette mondaines et bien entendu la mode française à la cour du roi.

"Bien sûr, il a passé la plus grande partie de son séjour à Paris, a continué M. Mezine. Mais on lui a aussi fait visité les résidences royales autour de la ville, il a donc vu le château de Versailles, celui de Marly, etc. Il s’intéressait également au fonctionnement des fontaines. Pendant leur séjour, le tsar et son entourage dessinaient des esquisses qui sont présentées à l'exposition.

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«Il s'est abreuvé de tout ce qu'il pouvait rapporter sur les berges de la Neva» a enchaîné Elena Kalnitskaja. Car au moment du premier voyage de Pierre Ier, Saint-Pétersbourg avait tout au plus 14 ans, et on pouvait encore tout y changer et donner un nouvel essor à son développement. E c'est ce qu'à fait le tsar. Mais il ne faut pas oublier d’évoquer l'opposition qu'il a rencontré : les courtisans ne voulaient pas se raser la barbe, porter de caftans ou encore vivre au palais.

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L'exposition est une sorte de reconstitution de l’univers, des sons, des images (dans une salle, deux écrans diffusent des images de Peterhof), du contenu et même en quelques sortes du jeu, de l’excursion de Pierre Ier dans la capitale française.

Elle comporte non seulement des gravures, des dessins liés au séjour du tsar sur le territoire français, mais également des documents historiques importants. On peut y voir une copie d’un exemplaire original du traité d'Amsterdam sur lequel on peut voir les signatures du chancelier russe, du comte Golovkin, du chancelier Shafirov et du célèbre diplomate francophile le prince Kourakine. D’authentiques lettres que le tsar a écrites à sa femmes depuis la capitale française sont également exposées. Il y décrit ses impressions sur sa rencontre avec le roi français de l'époque, Louis XV.

Письма жене | Lettres à sa femme

«Des documents évoquant la création de la première ambassade russe en France sont également présents. Pierre Ier a choisi comme premier ambassadeur le baron européen Chleïnitse. Et par la suite, le prince Kourakine qui accompagnait Pierre Ier est lui aussi devenu ambassadeur à Paris» a conclu Sergei Mezine.
Les connaissances acquises par Pierre Ier pendant ce voyage ont été à l'origine des transformations qu’il a par la suite opérées.

"Quand nous avons développé cette exposition, nous avons choisi comme épigraphe les mots de l'architecte anglais Christopher Wren, qui a dit sur Paris : «J'ai ramené toute la France sur du papier». Pierre Ier, lui, a ramené Paris dans son cœur. Le tsar russe qui portait de vieux habits, qui avait travaillé comme charpentier en Hollande, est revenu de son séjour dans la capitale française en homme nouveau, avec des manières mondaines et prêt à construire plus large, plus lumineux et plus intéressant avec des architectes et des bâtisseurs français.

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