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mardi, 12 novembre 2019
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Vaccination : ce qu’en pensent les Français

Kira Sapguir, traduction de Jasmine Beaune0:04, 21 janvier 2017SociétéImprimer

Tous les vaccins sont-ils bons pour la santé ? Faut-il se faire vacciner ? Si oui, où et quand ?

A l’échelle mondiale, la France cartésienne est le pays le plus « sceptique » en ce qui concerne la vaccination.

pixabay.com

 

 

 

Selon des chercheurs britanniques ayant interrogé 66 000 personnes dans 67 pays, les Français sont les plus sceptiques au sujet de la question de la vaccination, estimant qu’elle n’est pas vraiment utile, voire même dangereuse et nuisible.
Les médias français se sont emparés du procès des époux Marc et Samia Larère. Ce couple a refusé d’administrer les vaccins obligatoires à leur fille de trois ans. La raison invoquée : la préparation pour l’injection des vaccins obligatoires est en fait un véritable cocktail de vaccins : « diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, méningite et hépatite B ». Si les trois premiers sont obligatoires, les trois derniers ne le sont pas.

Mark Larère, le père de famille, explique qu’ils n’ont pas pu trouver de préparation qui contenait seulement deux vaccins : celui contre la diphtérie et le tétanos, car en France depuis 2008, le vaccin bivalent n’existe plus. Par ailleurs, les préparations distribuées par le laboratoire Sanofi contenaient de l’aluminium et d’autres adjuvants indésirables (impuretés).

L’avocat du couple insiste sur le fait que ses clients ne sont ni des personnes sectaires ni des activistes anti-vaccin, mais

Le refus de la vaccination fait partie des libertés constitutionnelles en France.

Ce faisant, l’avocat de la défense invoque la loi Kouchner. Cette loi, dont l’auteur a été le ministre de la Santé sous le gouvernement socialiste, a été adoptée en France le 4 mars 2002. Elle défend le « droit des patients » en leur permettant de refuser de recevoir des soins, même si leur vie est en jeu. Dans la catégorie des soins figurent les vaccins obligatoires. C’est précisément ce dualisme qui est au centre du « procès Larère ».

Aujourd’hui en France, comme évoqué ci-dessus, trois vaccins sont obligatoires : celui contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Les parents ont l’obligation de faire vacciner leur enfant selon les délais prévus dans le calendrier national. S’ils ne remplissent pas cette obligation, comme les époux Larère, ils peuvent faire l’objet de poursuites judiciaires. En cas de refus ou d’entrave au processus de vaccination, les parents encourent une amende lourde (plus de 3000 euros) et une condamnation à des peines de prison.

Mais, en dehors des vaccins obligatoires, il y a les vaccins recommandés. Par exemple, il est recommandé de vacciner son enfant contre la tuberculose (BCG) durant le premier mois de sa vie. Rappelons-nous qu’il était obligatoire en France que jusqu’en 2007, aujourd'hui c’est un vaccin recommandé.

En avant les vaccins !

En France, ce sont soit les patients achètent les vaccins eux-mêmes à la pharmacie, soit les médecins (au final, le patient paie pour le vaccin et son injection). Le coût du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite est remboursé par la sécurité sociale à hauteur de 65%. L’injection est réalisée chez un médecin privé (les frais de consultation sont remboursés à 70% par la sécurité sociale), vous pouvez la faire gratuitement dans un centre de vaccination).

En France, dès le premier jour de sa vie, l’enfant reçoit un certificat de vaccination, qui constitue une partie de son dossier médical. Il contient un calendrier de vaccination avec des explications sur les vaccins, y compris ceux recommandés (la « légende » est rédigée sur une page entière !). Après cette injection, durant les trois premières années de la vie de l’enfant s’en suivent les vaccins suivants : le « BCG », vaccin contre le tétanos, la diphtérie, la polio, la coqueluche et l’haemophilus influenzae, « Prevenar » et « Infanrix Quinta » vaccins contre le pneumocoque, « Prevenar13 » en prévention des maladies causées par le Streptococcus pneumoniae, « Infanrix Hexa », vaccin contre l’hépatite B, « Priorix » contre la rougeole, la rubéole et les oreillons, « Meningitec » contre la méningite, « Rotarix » contre le rotavirus, « Havrix » contre l’hépatite A ...

Aucun examen ou analyse n’est mené avant l’inoculation des vaccins. Le médecin pose quelques questions de routine du type : « L’enfant a-t-il été malade au cours de la semaine ? Non ? Bien, il peut être vacciné ». « Il a le nez qui coule ? Il coule en ce moment ? Parfait, il peut être vacciné ».

De nouvelles tendances

À l’heure actuelle, le ministère de la Santé en France prévoit d’ajouter aux trois vaccins classiques huit vaccins recommandés : outre le BCG, le vaccin contre l’hépatite B, la coqueluche, le méningocoque, le pneumocoque C, la rubéole, la varicelle, les oreillons, haemophilus influenzae B. Tous au frais des patients. Mais cette multi-vaccination revient 7 fois plus cher que le vaccin classique!
Un autre décret du ministère français de la Santé est paru : lors de l’inscription d’un enfant dans un établissement de la petite enfance, les parents ont l’obligation de fournir un dossier médical avec une attestation de vaccination ainsi qu’un certificat médical attestant que l’enfant est autorisé à fréquenter l’établissement. Sans ces documents, le jardin d’enfants et l’école maternelle n’accepteront pas l’enfant.

« J’ai peur des piqûres... »

« Mais vous êtes fou ?! » Vous voulez vous faire vacciner contre l’hépatite B ?! Oui en effet, le vaccin peut entraîner la sclérose en plaques ! Vous voulez vivre en fauteuil roulant ? »
Cette conversation a eu lieu en 1996, dans le cabinet d’un médecin généraliste. C’est un médecin et non un citoyen lambda, qui était catégoriquement contre la vaccination en raison du fait que, selon lui, « les statistiques ont confirmé que le vaccin avait contribué à l’apparition de la sclérose en plaques ».

Ce constat immuable est alarmant

Une grande majorité des Français ont peur des vaccins. Sur 964 personnes interrogées en France en 2016, 83% sont conscientes de l’importance de la vaccination, 12% sont convaincues du contraire. 17% d’entre elles doutent même de son efficacité. Enfin, 4 personnes sur 10 craignent la mauvaise foi des laboratoires, des distributeurs et la mauvaise qualité du vaccin. De plus, une partie de la population refuse de se faire vacciner pour des raisons religieuses. Mais cela reste heureusement une minorité.

Le scandale NB

En France, seulement 10% des médecins sont vaccinés contre la grippe mais ils continuent quand même à inciter la population à se faire vacciner !

Les médecins ne veulent pas vacciner, sachant que la variabilité du virus rend la campagne de vaccination absurde. Le vaccin de l’année N est élaboré avec le matériel génétique du virus s’étant propagé à N-1, hors à chaque saison d’hiver de nouvelles formes de virus de la grippe apparaissent.

...Alors comment expliquer un tel obscurantisme à notre siècle pourtant si « éclairé » ? En effet, c’est la France du XVIIIe siècle qui a été le dans la vaccination contre la variole précurseur au niveau mondial !
Je vous rappelle qu’après la mort de la variole du roi de France Louis XV, Louis XVI et l’ensemble de sa famille se sont publiquement, devant une assemblée composée de leurs sujets, fait vacciner contre cette maladie mortelle.

Cet événement est même entré dans l’histoire de la mode : Léonard, le coiffeur de la Cour de Marie-Antoinette a alors créé la « coiffure à l’inoculation » (c’est-à-dire « de vaccination ») ! Voici sa description selon ses contemporains :
« Une haute coiffure ‘pouf’ ornée d’un serpent d’Asclépios (symbole de la médecine) enroulé autour de massues (pics), symbolisant la victoire sur la maladie, le tout couronné par le soleil levant, symbole de Sa majesté le roi Louis XVI, le soleil encadrant une branche d’olivier, porteur de la paix et de la joie après la vaccination de la famille royale ».

Ainsi une dame arborant cette coiffure complexe déclarait à ses admirateurs: «Je suis vaccinée. Soyez près de moi en toute sécurité et ne craignez pas la mort longue et douloureuse engendrée par la variole».

Soyez vigilants !

À une époque où, grâce à la vaccination, le tétanos et la poliomyélite ont pratiquement disparu, nous avons « relâché » notre attention. Aujourd’hui, on ne craint pas tant ces maladies terribles, mais les effets du vaccin qui les combat. Et c’est à cause de ses idées préconçues que beaucoup refusent de se faire vacciner. C’est très dangereux. Alors qu’aujourd’hui les hommes voyagent à travers le monde, le virus de la poliomyélite n’a pas encore été éradiqué de la planète. Le virus du tétanos, comme toujours, est en veille, présent sous terre, dans les épines d’une rose ou dans un clou rouillé.

En bref, l’expression « Qui vivra verra ! » des insouciants pourraient leur coûter cher à l’avenir.

3 commentaires

  1. А. Мананников dit :

    Спасибо за затронутую тему. Она актуальна и для России . Там распространяют дикии слухм о вреде вакцинации и антибиотиков. Это очень оппасн...

  2. Б. Пригер dit :

    Мой знакомый чуть не погиб от прививки столбняка, он повредил руку о клоюючую проволоку , сделал укол и стал задыхаться. Проявилась непереносиость к вакцине. К счастью, нашелся антиаллерген.

  3. Ольга dit :

    Здравствуйте.

    Обновите, пожалуйста, информацию о прививках

    — с 2018 года ввели изменения.

    И если возможно, опубликуйте календарь прививок во Франции для детей до года (сроки).

    Очень нужна эта информация.

    Спасибо.

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