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суббота, 5 декабря 2020
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Kourou — territoire du Soyouz

Par Arkadi Beinenson, traduction Ivan Iakounine12:23, 16 марта 2013НовостиРаспечатать


L'interview du rédacteur en chef de L'Observateur Russe Elena Iakounine à la radio La Voix de la Russie depuis Kourou (la Guyane française)


Lanceur en ZL


— Elena, vous êtes en ce moment en Guyane, tout près du Centre Spatial de Kourou où travaillent, entre autres, des spécialistes russes. Cependant, comme vous avez dit, maintenant ils sont absents. A quoi est-ce dû ?

— En effet, d'habitude deux cents spécialistes russes travaillent à Kourou. Mais ils travaillent seulement dans le cas où un lancement du «Soyouz» est planifié. Le lancement le plus proche est prévu pour le 6 mai, donc ils devraient déjà être là, mais pour des raisons techniques les lancements du «Soyouz» ainsi que de la fusée «Ariane» furent reportés. C'est pourquoi les spécialistes russes ne sont pas encore arrivés.

Le fait est que toutes les pièces détachées du «Soyouz» sont faites à Samara. Puis elles sont expédiées à St. -Pétersbourg, sont chargées sur un bateau et arrivent à Kourou en dix-huit jours. A leur arrivée nos spécialistes procèdent à l'assemblage du «Soyouz». Cet assemblage dure entre 4 et 8 semaines.

A ce moment les spécialistes russes (dont 70 % de personnel qui assemble les trois premiers étages et 30 % d'ingénieurs) vivent à Kourou pendant deux mois. Mais en ce moment, il est vrai, ils sont absents.


— Et comment notre «Soyouz» s'est-il retrouvé à Kourou?

— Oui, cela peut sembler plutôt étrange que le «Soyouz» soit lancé de Kourou et que la Russie y soit présente depuis 2008. Le fait est que Kourou est loué par l'Agence Spatiale européenne qui choisit des vaisseaux spatiaux pour ses programmes. Et de trois lanceurs («Ariane» français, «Vega» européen et «Soyouz» russe) le russe a été choisi. Comme ils disent ici, à Kourou : «la fiabilité n'a pas de prix». Et le «Soyouz» s'est révélé être le vaisseau spatial le plus fiable. En plus de la « marque de fabrique » que tout le monde connaît, il a 99, 8 % de fiabilité. Ce pourcentage est calculé sur la base de 1800 lancements du «Soyouz».

Kourou a été choisi parce que lancé de Baïkonour le «Soyouz» peut emporter avec lui dans l'espace une tonne et huit cents kg de cargaison, alors que lancé d'ici il peut embarquer trois tonnes. C'est dû au fait que Kourou est plus proche de l'équateur.

Sinon Kourou a été choisi pour les lancements parce que la France lançait ses satellites d'Algérie jusqu'à son indépendance où il fut nécessaire de trouver un autre lieu. Kourou, malgré une humidité et une température accrues, est considéré comme étant un endroit favorable pour le lancement de vaisseaux spatiaux aussi sur des critères climatiques. Il n'y passe pas d'ouragan, ne se produit pas de tremblement de terre. Kourou est situé sur la côte océanique et est séparé de la population par la forêt amazonienne.


— Elena, c'est dommage qu'il n'y ait en ce moment aucun de nos spécialistes à Kourou, mais le personnel qui est maintenant au Centre Spatiale, comment considère-t-il nos spécialistes?

— Vous savez, la situation ici est intéressante. Comme les chefs de l'Agence Spatiale le disent — ils achètent le «Soyouz», mais n'achètent pas la technologie. Comme les technologies appartiennent entièrement à la Russie, nos spécialistes travaillent ici dans un mode plutôt strict et fermé.

Notre groupe de journalistes a traversé littéralement toute la base, et quoiqu'elle fasse 700 kilomètres de long et il est tout simplement impossible d'en faire le tour, nous avons quand même vu une bonne partie. Pour atteindre l'endroit de l'assemblage du «Soyouz», il est nécessaire de parcourir 12 kilomètres à partir du siège principal. Et seulement là commence le territoire clôturé du «Soyouz». Là travaillent nos spécialistes, et l'Agence Spatiale européenne n'est pas très contente du fait que même ses représentants de plus haut rang ne sont admis dans ces hangars. Ils saluent les caractéristiques techniques du «Soyouz», mais sont mécontents de n'être pas admis au saint des saints.


— Et à part les spécialistes qui s'occupent des lanceurs, y a-t-il d'autres Russes en Guyane ? En avez-vous entendu parler ?

— Non, je n'ai pas rencontré de Russes. Je pense que cela est lié au fait qu'on connaît peu de choses sur cet endroit d'un point de vue touristique. Les Russes ne sont simplement pas encore arrivés jusqu'ici.
Sinon l'originalité de la situation de la Guyane française est qu'ici le visa de Schengen fonctionne. Ca ne fait que commencer ici pour les Russes, malgré les histoires effrayantes sur les anacondas et les caïmans. Mais nous avons marché dans le foret amazonien, nous nous sommes baignés dans les rivières amazoniennes et avons mangé des fruits, sans problèmes.

Alors bien sûr, bien qu'il soit nécessaire d'observer ici quelques mesures de sécurité, à coup sûr, des touristes russes apparaîtront, et apparaîtront aussi des structures, dans lesquelles des Russes travailleront.

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