{"id":209644,"date":"2017-04-18T00:38:21","date_gmt":"2017-04-17T23:38:21","guid":{"rendered":"http:\/\/rusoch.fr\/?p=209644"},"modified":"2017-06-23T21:40:13","modified_gmt":"2017-06-23T20:40:13","slug":"snegurochka-rastopila-serdca-parizhan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/cult\/snegurochka-rastopila-serdca-parizhan.html","title":{"rendered":"\"La Fille de neige\" a fait fondre le c\u0153ur des Parisiens"},"content":{"rendered":"<p><strong>La premi\u00e8re du c\u00e9l\u00e8bre op\u00e9ra &laquo;La Fille de neige&raquo; de Nikola\u00ef Rimski-Korsakov, mis en sc\u00e8ne par Dmitri Tcherniakov a eu lieu \u00e0 l&#39;Op\u00e9ra Bastille, \u00e0 Paris<\/strong>.<!--more--><\/p>\n<p><div id=\"attachment_209645\" style=\"width: 579px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1.jpg\" rel=\"attachment wp-att-209645\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-209645\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-209645 size-medium\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1-569x379.jpg\" alt=\"unnamed1\" width=\"569\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1-569x379.jpg 569w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1-768x512.jpg 768w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1-600x400.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed1.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-209645\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Elisa Haberer\/ Opera national de Paris<\/p><\/div><\/p>\n<p>C&#39;\u00e9tait un \u00e9v\u00e9nement historique, il n&#39;avait jamais \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 sur une sc\u00e8ne fran\u00e7aise. C&#39;\u00e9tait par la m\u00eame occasion les d\u00e9buts \u00e0 l&#39;Op\u00e9ra Bastille du p\u00e9tersbourgeois <strong>Mikha\u00efl Tatarnikov,<\/strong> \u00e2g\u00e9 de 38 ans, principal metteur en sc\u00e8ne et chef d&#39;orchestre du Th\u00e9\u00e2tre Micha\u00eflovski, et de la soprano, nouvelle \u00e9toile de l&#39;op\u00e9ra, <strong>Aida Garifullina<\/strong>, \u00e2g\u00e9e de 29 ans.<\/p>\n<p>La majorit\u00e9 de l&#39;\u00e9quipe du spectacle est russe : les costumes sont d&#39;Elena Zaitseva, les lumi\u00e8res de Gleb Filshtinsky et on retrouve comme chanteurs Vladimir Ognovenko, Elena Manistina, Vasily Gorshkov et d&#39;autres encore. Beaucoup de moscovites \u00e9taient invit\u00e9s \u00e0 la premi\u00e8re, \u00e0 commencer par le directeur du th\u00e9\u00e2tre Bolcho\u00ef, Vladimir Ourine. Marina Vlady \u00e9tait \u00e9galement pr\u00e9sente.<\/p>\n<p><strong>Dmitri Tcherniakov<\/strong> a montr\u00e9 un spectacle renversant, pour lequel le public a \u00e9t\u00e9 enthousiaste. Les m\u00e9lomanes de la capitale \u00e9taient surpris : \" Comment se fait-il que &laquo;La fille de neige&raquo; n&#39;avait encore jamais \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 en France ? \"<\/p>\n<p>Le clou de cette premi\u00e8re parisienne \u00e9tait Aida Garifullina, originaire de Kazan, soliste de l&#39;Op\u00e9ra d&#39;\u00c9tat de Vienne, et l&#39;une des plus jeunes prodiges du chant. Aujourd&#39;hui, elle conquiert avec facilit\u00e9 les plus grandes sc\u00e8nes du monde. En plus de sa voix extraordinaire, elle fait preuve d&#39;un jeu d&#39;acteur exceptionnel. Sa Sn\u00e9gourotchka est touchante et tragique dans sa qu\u00eate : &laquo;je veux aimer, mais j&#39;ignore les mots de l&#39;amour&raquo;.<\/p>\n<p>Aida a entendu pour la premi\u00e8re fois &laquo;La fille de neige&raquo; quand elle avait trois ou quatre ans, et elle l&#39;a tout de suite aim\u00e9. &laquo;Elle est unique, pure, mue par la passion, et capable de v\u00e9ritables sentiments&raquo; a racont\u00e9 la chanteuse au Figaro \u00e0 la veille de la premi\u00e8re. D&#39;apr\u00e8s Aida, c&#39;est probablement Rimski-Korsakov qui a le mieux compris l&#39;essence de l&#39;\u00e2me russe. Pour lui, Sn\u00e9gourotchka est la personnification de la Russie.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_209648\" style=\"width: 579px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2.jpg\" rel=\"attachment wp-att-209648\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-209648\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-209648 size-medium\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2-569x379.jpg\" alt=\"unnamed2\" width=\"569\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2-569x379.jpg 569w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2-768x512.jpg 768w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2-600x400.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/unnamed2.jpg 1600w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-209648\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Elisa Haberer\/ Opera national de Paris<\/p><\/div><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le compositeur lui-m\u00eame consid\u00e9rait que &laquo;La fille de neige&raquo;, le troisi\u00e8me des quinze op\u00e9ras qu&#39;il a \u00e9crit, \u00e9tait son meilleur.<\/p>\n<p>&laquo;Peu \u00e0 peu une attirance pour cette ancienne coutume russe et ce panth\u00e9isme pa\u00efen s\u2019est manifest\u00e9 en moi, avant de devenir incontr\u00f4lable. Pour moi, il \u00e9tait \u00e9vident qu&#39;il n&#39;y avait pas de meilleur sujet, que je ne trouverais pas de meilleure image po\u00e9tique que Sn\u00e9gourotchka, L\u00e9l ou la F\u00e9e printemps, qu\u2019il n&#39;y avait pas mieux que le royaume de Berende\u00ef et leur roi \u00e9trange , qu\u2019il n&#39;y avait pas meilleure vision du monde et religion que le culte du Dieu soleil Yarilo&raquo;.<\/p>\n<p>Le dramaturge Alexandre Ostrovski qui a \u00e9crit la pi\u00e8ce sur laquelle est bas\u00e9e l\u2019op\u00e9ra l\u2019aimait \u00e9norm\u00e9ment : \u00ab la musique \u00e9crite pour ma \u00abFille de la neige\u00bb est incroyable, je ne pouvais pas en imaginer une de plus appropri\u00e9e. Elle exprime si vivement toute la po\u00e9sie du culte pa\u00efen russe, en commen\u00e7ant par le froid et la neige, et en continuant sur la passion irr\u00e9pressible d\u2019une h\u00e9ro\u00efne de conte de f\u00e9es\u00bb.<\/p>\n<p>&laquo;La Fille de neige&raquo; a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e pour la premi\u00e8re fois sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre Mariinsky au d\u00e9but de l&#39;ann\u00e9e 1882. Il y a exactement 60 ans, au Th\u00e9\u00e2tre Bolcho\u00ef, une pl\u00e9iade d&#39;artistes a jou\u00e9 cet op\u00e9ra avec \u00e0 leur t\u00eate Galina Vichnevska\u00efa et Ivan Kozlovsky.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Dmitri Tcherniakov, \u00e2g\u00e9 de 46 ans, metteur en sc\u00e8ne russe le plus demand\u00e9 en Europe, a mont\u00e9 plus de 40 op\u00e9ras sur diff\u00e9rentes sc\u00e8nes de la plan\u00e8te, dont des chefs-d\u2019\u0153uvre tels que &laquo;Boris Godounov&raquo;, &laquo;La Khovanchtchina&raquo;, &laquo;Rouslan et Ludmila&raquo;, &laquo;Le Prince Igor&raquo;, &laquo;Lady Macbeth du district de Mtsensk&raquo;, &laquo;Le Joueur&raquo;, et bien d&#39;autres.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>En mars dernier, \u00e0 l&#39;Op\u00e9ra Garnier, il pr\u00e9sentait deux \u0153uvres en un spectacle : l&#39;op\u00e9ra &laquo;Iolanta&raquo; en premi\u00e8re partie, et le ballet &laquo;Casse-noisette&raquo; en seconde partie. D&#39;apr\u00e8s lui, sa mission est de faire avancer notre musique.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_209650\" style=\"width: 579px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris.jpg\" rel=\"attachment wp-att-209650\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-209650\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-209650 size-medium\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris-569x379.jpg\" alt=\"Elisa Haberer Opera national de Paris\" width=\"569\" height=\"379\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris-569x379.jpg 569w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris-768x512.jpg 768w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris-600x400.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/04\/Elisa-Haberer-Opera-national-de-Paris.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 569px) 100vw, 569px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-209650\" class=\"wp-caption-text\">\u00a9Elisa Haberer\/ Opera national de Paris<\/p><\/div><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les op\u00e9ras russes, le metteur en sc\u00e8ne en est persuad\u00e9, doivent \u00eatre en Occident aussi c\u00e9l\u00e8bres que &laquo;La Traviata&raquo; ou encore &laquo;Don Juan&raquo;. Son credo artistique : prendre des risques et ne pas avoir peur. Ce faisant, il n&#39;alt\u00e8re jamais l&#39;\u00e2me des \u0153uvres, parce parce qu&#39;il met en sc\u00e8ne celles qu&#39;il aime.<\/p>\n<p>Comme on le sait, nul n&#39;est proph\u00e8te en son pays o\u00f9 on reproche quelquefois \u00e0 Dmitri Tcherniakov un &laquo;d\u00e9tournement&raquo; des classiques.<\/p>\n<p>\"Il ne faut pas voir le transfert de l&#39;action dans une autre \u00e9poque comme le sens principal du spectacle, r\u00e9pond le metteur en sc\u00e8ne. Le sens doit \u00eatre ailleurs. Et bien s\u00fbr, pour moi il est toujours important qu&#39;il y ait un lien avec notre \u00e9poque, afin que sur la sc\u00e8ne ce ne soit pas &laquo;eux&raquo; mais &laquo;nous&raquo;.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Depuis l&#39;\u00e9poque de Serge de Diaghilev, personne n&#39;avait fait autant que Dmitri Tcherniakov pour faire d\u00e9couvrir \u00e0 l\u2019ouest des tr\u00e9sors inconnus de la musique russe.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le 25 avril, dans le cadre du projet \"Vive l&#39;Op\u00e9ra \", &laquo;La Fille de neige&raquo; sera retransmis en direct dans les cin\u00e9mas UGC, dans d&#39;autres salles de Paris et d&#39;autres villes, ainsi que sur Arte. La derni\u00e8re repr\u00e9sentation \u00e0 l&#39;Op\u00e9ra Bastille se tiendra le 3 mai.<\/p>\n<p>Aida Garifullina interpr\u00e9tera \u00e9galement un des airs de &laquo;La Fille de neige&raquo; le 16 mai au th\u00e9\u00e2tre des Champs \u00c9lys\u00e9es. Au programme, un concert commun avec le t\u00e9nor am\u00e9ricain Lawrence Brownlee qui chantera \u00e9galement des \u0153uvres de Rossini, Bizet, Donizetti, Verdi et Gounod.<\/p>\n<p>En ce qui concerne Dmitri Tcherniakov, il met \u00e0 pr\u00e9sent en sc\u00e8ne l&#39;op\u00e9ra de Georges Bizet &laquo;Carmen&raquo; pour le festival d&#39;Aix-en-Provence qui se d\u00e9roulera en juillet 2017.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sol\u00e9, cet article est seulement disponible en Russe.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":209645,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[2962,2959,2961,2960],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/209644"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=209644"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/209644\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/209645"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=209644"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=209644"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=209644"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}