{"id":212149,"date":"2017-11-28T00:56:05","date_gmt":"2017-11-27T23:56:05","guid":{"rendered":"http:\/\/rusoch.fr\/?p=212149"},"modified":"2017-12-05T11:09:10","modified_gmt":"2017-12-05T10:09:10","slug":"v-parizhe-prohodit-festival-etnograficheskogo-kino-im-zhana-rusha","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/cult\/v-parizhe-prohodit-festival-etnograficheskogo-kino-im-zhana-rusha.html","title":{"rendered":"Au festival de cin\u00e9ma Jean Rouch des films de pays russophones"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00c0 Paris se d\u00e9roule la 36<sup>\u00e8<\/sup><\/strong><strong><sup>\u00a0<\/sup><\/strong><strong>\u00e9dition du <\/strong><strong>Festival International Jean Rouch, d\u00e9di\u00e9 au film ethnographique.<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Y sont pr\u00e9sent\u00e9s 66 films dont <\/strong><strong>neuf<\/strong><strong> venant de pays russophones\u00a0\u2014 Russie, Ukraine, Kazakhstan et G\u00e9orgie.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-212151\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22-600x338.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22-600x338.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22-596x335.jpg 596w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22-768x432.jpg 768w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/22.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Selon les dires des organisateurs, le festival a pour but de faire conna\u00eetre aux spectateurs le genre documentaire o\u00f9 sont \u00e9voqu\u00e9s des th\u00e9matiques culturelles, sociales et environnementales.<\/p>\n<p>Neuf films russophones sont pr\u00e9sent\u00e9s au festival\u00a0: \u00ab\u00a0Demain la mer\u00a0\u00bb de la r\u00e9alisatrice Katerina Suvorova (Kazakhstan), \u00ab\u00a0Voyage en troisi\u00e8me classe\u00a0\u00bb de Rodion Ismailov (Russie), \u00ab\u00a0L&#39;\u00e9clat du soleil couchant\u00a0\u00bb\u00a0 de Salom\u00e9 Jashi (G\u00e9orgie), \u00ab\u00a0Les ramasseurs d&#39;herbes marines\u00a0\u00bb de Maria Murashova ( Russie), \u00ab\u00a0Territoire de la libert\u00e9\u00a0\u00bb d&#39;Alexander Kuznetsov (Russie), \u00ab\u00a0\u00c0 la recherche du bonheur\u00a0\u00bb d&#39;Alexander Gutman (Russie), \u00ab\u00a0L&#39;amour en Sib\u00e9rie\u00a0\u00bb de la r\u00e9alisatrice russe Olga Delan qui vit en Allemagne, et d\u2019autres films.<\/p>\n<p>Parmi les films russophones d\u00e9j\u00e0 projet\u00e9s \u00abVoyage en troisi\u00e8me classe\u00bb et \u00abDemain la mer\u00bb ont connu le plus grand succ\u00e8s. Selon un membre du comit\u00e9 organisateur du festival, Milena Bocl\u00e9, ce sont ces deux films qui ont r\u00e9uni le plus de spectateurs.<\/p>\n<blockquote>\n<p>\"Je crois que c\u2019est la deuxi\u00e8me fois de toute l\u2019histoire du Festival qu\u2019il y a eu autant de monde, \u00e0 tel point que beaucoup n\u2019ont pas pu rentrer dans la salle\u00a0\u2014 nous a fait part madame Bocl\u00e9.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>La salle \u00e9tait \u00e9galement pleine pour la projection du film \u00abL&#39;amour en Sib\u00e9rie\u00bb, dans lequel la r\u00e9alisatrice <strong>Olga Delan<\/strong>, apr\u00e8s vingt ans de vie pass\u00e9s \u00e0 Berlin, arrive dans un petit village de Sib\u00e9rie et pose \u00e0 ses habitants une question, si simple et si compliqu\u00e9e \u00e0 la fois : \u00ab\u00a0Qu&#39;est ce que l&#39;amour?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>Apr\u00e8s la projection, les spectateurs ont pu poser leurs questions \u00e0 la r\u00e9alisatrice<\/em><\/p>\n<p><div id=\"attachment_212154\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-212154\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-212154 size-large\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20-600x338.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"338\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20-600x338.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20-596x335.jpg 596w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20-768x432.jpg 768w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/20.jpg 1280w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-212154\" class=\"wp-caption-text\">La r\u00e9alisatrice Olga Delan (au milieu)<\/p><\/div><\/p>\n<p>\u00abCe film porte avant tout sur les valeurs familiales,\u00a0\u2014 raconte Olga.\u00a0\u2014 Dedans, il n&#39;y a pas de politique, tout comme il n&#39;y a pas de publicit\u00e9s et de routes asphalt\u00e9es. Ou plut\u00f4t, il y en a (de la politique), mais une heure par jour tout au plus, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Qui plus est, lorsque ma m\u00e8re s&#39;est retrouv\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans ces lieux, dans les ann\u00e9es 70, apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 mon p\u00e8re, elle disait qu&#39;elle avait rencontr\u00e9 des gens qui ne savaient rien de la Seconde guerre mondiale et n\u2019en avaient jamais entendu parler.\u00bb<\/p>\n<p><strong>\u2014 Vos protagonistes parlent beaucoup d&#39;amour, de sentiments, de choses intimes. Comment avez-vous r\u00e9ussi \u00e0 les faire parler ?<\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Lorsque je regarde ce film, je m&#39;\u00e9tonne moi-m\u00eame parce que, personnellement, je ne l&#39;aurais pas fait. En 2010, je me suis retrouv\u00e9e pour la premi\u00e8re fois dans ce village et j&#39;ai appris que j&#39;avais des proches qui y vivaient. Mais pour les gens du village, j&#39;\u00e9tais avant tout non pas une \u00abeurop\u00e9enne\u00bb ou une proche, mais une journaliste am\u00e9ricaine qui avait toujours son appareil photo sur elle, j\u2019\u00e9tais de \u00ab\u00a0quelque part loin l\u00e0-bas\u00a0\u00bb. Mais mon amour pour ces gens \u00e9tait si grand qu&#39;ils sont devenus pour moi des h\u00e9ros. Je suis s\u00fbre que c&#39;est justement l&#39;amour et la confiance qui ont permis d&#39;entrouvrir leurs c\u0153urs.<\/p>\n<p><strong>\u2014 Il y a beaucoup de jeunes gens au village. Veulent-ils partir, d\u00e9m\u00e9nager en ville pour y trouver du travail et rencontrer plus de gens ?<\/strong><\/p>\n<p>\u2014 C\u2019est probablement \u00e0 eux qu\u2019il faudrait poser la question. Mais pour \u00eatre honn\u00eate, je ne souhaite pas cela. Pour moi, ils sont purs, na\u00effs (bien qu&#39;ils soient de temps en temps \u00e9galement un peu malpolis), comme des enfants. En d\u00e9m\u00e9nageant en ville ils deviendraient banals et perdraient leur puret\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u2014 Pourquoi dans le film les femmes parlent d&#39;amour, d\u00e9voilent leurs sentiments alors que les hommes se taisent ?<\/strong><\/p>\n<p>\u2014 L\u00e0-bas, les hommes ne sont pas tr\u00e8s bavards. Ceci dit, dans le film, \u00e0 un moment l&#39;oncle Tolia dit qu&#39;il ne sait pas si sa femme l&#39;aime. Apr\u00e8s le tournage, nous avons discut\u00e9 pendant pr\u00e8s d\u2019une heure : j&#39;essayais de le convaincre que l&#39;amour existe depuis longtemps, qu\u2019il ne pouvait tout simplement pas ne pas y en avoir entre eux. Il restait silencieux, fumait beaucoup, puis il a lev\u00e9 les yeux vers moi et dit: \u00abOui, s\u00fbrement, il y en a\u00bb.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du film, j&#39;ai demand\u00e9 \u00e0 sa femme: \u00abVotre mari se comporte-t-il mieux avec vous?\u00bb Elle a r\u00e9pondu que oui, qu&#39;il \u00e9tait devenu plus doux. Mais elle n&#39;\u00e9tait pas au courant de notre conversation et pensait qu&#39;il avait juste vieilli. Elle ne savait pas que, pour lui, notre conversation avait effectivement chang\u00e9 quelque chose.<\/p>\n<p><strong>\u2014 La vie en ville ou \u00e0 la campagne influe-t-elle sur les relations des gens?<\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Sans aucun doute. La campagne dicte un style de vie familial, et la ville\u00a0\u2014 d&#39;affaires. Mais en tout cas ce sont juste des vecteurs et nous choisissons nous m\u00eame notre direction.<\/p>\n<p>La question familiale se pose non seulement pour le village en Sib\u00e9rie, mais \u00e9galement en Allemagne, en France et n&#39;importe o\u00f9 ailleurs. C&#39;est simplement un style et un mode de vie au sens g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p><em>Le festival se d\u00e9roule \u00e0 Paris au \u00a0Mus\u00e9e de l\u2019Homme, au Mus\u00e9e du quai Branly, \u00e0 l\u2019 Inalco, \u00e0 l\u2019 EHESS.<\/em><em>\u2028\u00a0<\/em><em>Plus d\u2019informations<\/em><em>\u00a0\u00a0<\/em><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/11\/DPRussophonie.pdf\"><em>ICI<\/em><\/a><\/p>\n<p><strong>Jusqu\u2019au 3 d\u00e9cembre. L\u2019entr\u00e9e est libre.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sol\u00e9, cet article est seulement disponible en Russe.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":212151,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[5],"tags":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212149"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=212149"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212149\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/212151"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=212149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=212149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=212149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}