{"id":212381,"date":"2017-12-12T00:21:18","date_gmt":"2017-12-11T23:21:18","guid":{"rendered":"http:\/\/rusoch.fr\/?p=212381"},"modified":"2022-04-29T15:35:00","modified_gmt":"2022-04-29T13:35:00","slug":"albatros-russkaya-kinostudiya-v-parizhe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/events\/albatros-russkaya-kinostudiya-v-parizhe.html","title":{"rendered":"ALBATROS, LE STUDIO DE CINEMA RUSSE A PARIS"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au centre spirituel et culturel orthodoxe russe situ\u00e9 quai Branly \u00e0 Paris, s\u2019est tenue l\u2019avant-premi\u00e8re du film-documentaire \u00ab\u00a0Albatros, l\u2019aventure cin\u00e9matographique des Russes blancs \u00e0 Paris\u00a0\u00bb. Ce long-m\u00e9trage est consacr\u00e9 aux \u00e9migrants russes qui travaillaient dans le milieu du cin\u00e9ma et qui ont cr\u00e9\u00e9 en France dans les ann\u00e9es 1920 un studio de cin\u00e9ma \u00ab\u00a0Les films Albatros\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975385247_49ab8c53d1_z.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-212382\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975385247_49ab8c53d1_z-600x369.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"369\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975385247_49ab8c53d1_z-600x369.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975385247_49ab8c53d1_z-596x367.jpg 596w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975385247_49ab8c53d1_z.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le film a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par la compagnie de cin\u00e9ma \u00ab\u00a0Russian Affair Production\u00a0\u00bb, conjointement avec le studio de cin\u00e9ma \u00ab\u00a0Sol\u2019\u00a0\u00bb et avec l\u2019appui du minist\u00e8re de la culture de la F\u00e9d\u00e9ration de Russie, mais aussi avec la participation de la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb, le studio \u00ab\u00a0Albatros\u00a0\u00bb, le travail collectif de la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise, du Centre National du Cin\u00e9ma et de l\u2019Image Anim\u00e9e, et du studio Mosfilm.<\/p>\n<p>C\u2019est par un soir de d\u00e9cembre que se sont r\u00e9unis au Centre du quai Branly les descendants des \u00ab\u00a0Russes\u00a0blancs\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que l\u2019on appelle ces exil\u00e9s de la premi\u00e8re vague qui se sont vus oblig\u00e9s de fuir leur pays \u00e0 cause de la r\u00e9volution au si\u00e8cle dernier.<\/p>\n<p>Cent ans plus tard, ces m\u00eames descendants regardent un documentaire fantastique tourn\u00e9 par la cha\u00eene \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb aux c\u00f4t\u00e9s des figures culturelles et des cin\u00e9astes fran\u00e7ais. Etaient pr\u00e9sents lors du visionnage M. Patrick Buisson, directeur de la cha\u00eene \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb, ainsi qu\u2019<strong>Alexandre Moix<\/strong>, r\u00e9alisateur du film.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_212383\" style=\"width: 528px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-212383\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-212383 size-large\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z-518x400.jpg\" alt=\"\" width=\"518\" height=\"400\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z-518x400.jpg 518w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z-491x379.jpg 491w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z-600x463.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/23975467037_2353efc338_z.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 518px) 100vw, 518px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-212383\" class=\"wp-caption-text\">Robert Hossein<\/p><\/div><\/p>\n<p>J\u2019aimerais vous dire quelques mots \u00e0 propos d\u2019un oiseau que l\u2019on appelle Albatros, a d\u00e9clar\u00e9 Alexandre Moix. Un oiseau qui a parcouru mille kilom\u00e8tres pour atterrir sur les ponts parisiens. C\u2019est une sorte d\u2019oiseau-navire, ayant emport\u00e9 avec lui des milliers de vies et de destins. Cet oiseau s\u2019appelle Albatros. Je suis tomb\u00e9 amoureux de tous ces inconnus (comme l\u2019avait \u00e9crit le po\u00e8te Villon) chass\u00e9s de toutes parts, et d\u00e9sormais accept\u00e9s de tous. Je m\u2019adresse aux descendants de ces oiseaux migrateurs\u00a0: mon film est votre film. Je tiens \u00e0 remercier toute mon \u00e9quipe d\u2019ornithologues\u00a0: Patrick Buisson, l\u2019\u00e2me de la cha\u00eene \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb, Nicolas Yaroshenko, coproducteur du film, M. Kovalevsky, producteur du film, et enfin l\u2019actrice qui a donn\u00e9 sa voix au film, Masha Meril (n\u00e9e Gagarina).<\/p>\n<p>Le film-documentaire commence avec des images d\u2019archives des \u00ab\u00a0jours maudits\u00a0\u00bb, racontant en chanson la fantastique odyss\u00e9e qui a commenc\u00e9 la nuit du 8 octobre 1920 \u00e0 Yalta, froide et affam\u00e9e. C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019est parti le bateau charg\u00e9 de malles contenant des bandes cin\u00e9matographiques, des d\u00e9corations et des costumes. A bord, se trouvaient des producteurs, des r\u00e9alisateurs, des sc\u00e9naristes, des acteurs, des op\u00e9rateurs et des d\u00e9corateurs qui poursuivaient leur chemin vers l\u2019\u00e9tranger apr\u00e8s avoir fui la dangereuse mont\u00e9e du bolch\u00e9visme en Russie.<\/p>\n<p><strong>La \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Ermolieff-cin\u00e9ma\u00a0\u00bb \u00e0 Montreuil<\/strong><\/p>\n<p>Joseph Ermolieff (1889&mdash;1962) est l\u2019un des pionniers du cin\u00e9ma russe, qui a commenc\u00e9 par travailler pour Path\u00e9, et fini par cr\u00e9er sa propre compagnie en 1912 \u00e0 Moscou.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la r\u00e9volution, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de nationaliser l\u2019industrie du cin\u00e9ma, qui \u00e9tait alors consid\u00e9r\u00e9 comme le plus important de tous les arts. Ermolieff a alors compris que la seule issue possible \u00e9tait la fuite. Lorsque le bateau avait quitt\u00e9 la Crim\u00e9e, Ermolieff commen\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 travailler sur la route, disant que \u00ab\u00a0la fuite n\u2019est pas une excuse pour ne pas travailler\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le studio Path\u00e9 lui avait lou\u00e9 un local tr\u00e8s spacieux qui se trouvait sur le hameau de Montreuil \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t travaillait Georges M\u00e9li\u00e8s. Peu de temps apr\u00e8s, Ermolieff s\u2019emparait des locaux de Path\u00e9. En deux temps trois mouvements, le d\u00e9plorable studio s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9 pour devenir un v\u00e9ritable centre de la nouveaut\u00e9, dot\u00e9 de mat\u00e9riel moderne. Les tout premiers films du \u00ab\u00a0Grand Muet\u00a0\u00bb (c\u2019est ainsi que l\u2019on appelait le cin\u00e9ma muet) produit par le studio de Montreuil ont connu un succ\u00e8s grandiose.<\/p>\n<p>Sous le plafond de verre du studio, les cam\u00e9ramans tournaient les films. Afin de faire tourner la manivelle de l\u2019appareil de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re, ils marchaient en sifflant. Devant leurs cam\u00e9ras, d\u00e9filaient une merveilleuse procession d\u2019acteurs et d\u2019actrices, tous dirig\u00e9s par la vedette du moment.<\/p>\n<p><div id=\"attachment_212384\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/38809830732_e86f86b0b6_z.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-212384\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-212384 size-large\" src=\"http:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/38809830732_e86f86b0b6_z-600x385.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"385\" srcset=\"https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/38809830732_e86f86b0b6_z-600x385.jpg 600w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/38809830732_e86f86b0b6_z-590x379.jpg 590w, https:\/\/rusoch.fr\/files\/2017\/12\/38809830732_e86f86b0b6_z.jpg 640w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-212384\" class=\"wp-caption-text\">Ivan Mosjoukine<\/p><\/div><\/p>\n<p>Il s\u2019agit d<strong>\u2019Ivan Mosjoukine<\/strong>, tr\u00e8s bel homme et acteur de grand talent. Celui-ci a \u00e9tudi\u00e9 \u00ab\u00a0La M\u00e9thode\u00a0\u00bb (aussi appel\u00e9e \u00ab\u00a0syst\u00e8me Stanislavski\u00a0\u00bb), et a ainsi connu un \u00e9norme succ\u00e8s aupr\u00e8s du public. Le studio, cr\u00e9\u00e9 par Joseph Ermolieff, s\u2019appelait initialement \u00ab\u00a0Ermolieff-cin\u00e9ma\u00a0\u00bb. Le nom d\u2019Albatros est apparu plus tard, lorsque le talentueux producteur de cin\u00e9ma Alexandre Kamenka (1888&mdash;1969), originaire de la ville d\u2019Odessa, est arriv\u00e9 au studio.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ma place n\u2019est pas devant, mais derri\u00e8re la cam\u00e9ra\u00a0\u00bb, disait-il. En comparaison avec d\u2019autres familles d\u2019\u00e9migr\u00e9s, Kamenka prosp\u00e9rait v\u00e9ritablement. En effet, son p\u00e8re avait r\u00e9ussi \u00e0 lui envoyer de l\u2019argent vers un compte en banque fran\u00e7ais, gr\u00e2ce auquel il a pu fonder son studio. Georges Cl\u00e9menceau avait m\u00eame propos\u00e9 \u00e0 Kamenka p\u00e8re de diriger un fond de restitution apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale.<\/p>\n<p><strong>Au d\u00e9but, c\u2019\u00e9tait uniquement du cin\u00e9ma russe<\/strong><\/p>\n<p>Ce n\u2019est que plus tard que les fran\u00e7ais ont apport\u00e9 l\u00e0-bas leurs films. Marcel Carn\u00e9, Marcel L\u2019Herbier, et Abel Gance faisaient partis de la liste des r\u00e9alisateurs fran\u00e7ais. Comme d\u00e9crit dans le film, Albatros \u00e9tait une sorte de phalanst\u00e8re. Il n\u2019y avait pas seulement des professionnels exp\u00e9riment\u00e9s qui travaillaient au studio, mais aussi des personnes qui n\u2019avaient jamais \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9es dans l\u2019industrie du cin\u00e9ma en Russie. \u00ab\u00a0Les gens n\u2019avaient pas de travail, explique Masha M\u00e9ril, et \u00e0 l\u2019Albatros, on essayait de leur trouver quelque chose \u00e0 faire. Parfois, un g\u00e9n\u00e9ral tsariste pouvait devenir tailleur, pr\u00eatre-cuisinier, ataman Cosaque, lanternier, ou encore professeur des universit\u00e9s, \u00e9lectricien, etc.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>A l\u2019Albatros, on tournait des films particuli\u00e8rement exotiques\u00a0: \u00ab\u00a0Le Lion des Mogols\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Sh\u00e9h\u00e9razade\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Les 1001 nuits\u00a0\u00bb sont des exemples parmi tant d\u2019autres. Aujourd\u2019hui il est difficile de se l\u2019imaginer, mais des sc\u00e8nes incroyables ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9es dans ces lieux d\u00e9sormais silencieux\u00a0: des palais et des donjons, des bals et des temp\u00eates\u2026 un merveilleux monde muet en noir et blanc.<\/p>\n<p>Pour le cin\u00e9ma fran\u00e7ais, le concept de l\u2019Albatros\u00a0\u00e9tait tout \u00e0 fait nouveau. A l\u2019\u00e9poque, les cin\u00e9astes fran\u00e7ais dessinaient eux-m\u00eames leurs d\u00e9cors sur le fond sur lequel l\u2019action se d\u00e9roulait\u00a0: par exemple, un acteur jouant un cuisinier apparaissait dans une cuisine peinte sur un fond.<\/p>\n<p><strong>La Russie<\/strong><strong> a apport\u00e9 en France sa fa\u00e7on de faire et ses secrets<\/strong><\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, ils utilisaient un fond lumineux\u00a0pour le d\u00e9cor : gr\u00e2ce \u00e0 des r\u00e9flecteurs de lumi\u00e8re en verre et \u00e0 des plaques de marbre, les d\u00e9cors devenaient une v\u00e9ritable illusion, presque magique. Ensuite, les prises de vues se faisaient en diagonales et non pas directement afin de donner une impression de perspective et de profondeur.<\/p>\n<p>Une autre diff\u00e9rence, \u00e0 l\u2019instar des am\u00e9ricains, r\u00e9sidait dans le fait qu\u2019Hollywood sur Seine (c\u2019est comme \u00e7a que l\u2019on surnommait le studio de Montreuil) ne changeait jamais sa distribution\u00a0: on gardait toujours les m\u00eames acteurs, qui jouaient dans chaque film. Kamenka ne souhaitait se laisser influencer par les go\u00fbts de la majorit\u00e9\u00a0: ses films \u00e9taient haut-de-gamme et essentiellement des longs-m\u00e9trages.<\/p>\n<p>Boris Bolinsky, d\u00e9corateur de g\u00e9nie, costumier et affichiste, travaillait \u00e9galement au studio Albatros. Ses affiches restent, m\u00eame aujourd\u2019hui, parmi les plus belles de l\u2019histoire du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>A ce jour, la majorit\u00e9 des travaux du studio est conserv\u00e9e \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise. Cette organisation \u00e0 but non lucratif demeure l\u2019une des plus grandes et des plus anciennes archives cin\u00e9matographiques du monde. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 tous leurs efforts que des films tels que \u00ab\u00a0Le Lion des Mogols\u00a0\u00bb ou encore \u00ab\u00a0Le Brasier Ardent\u00a0\u00bb ont pu \u00eatre conserv\u00e9s et restaur\u00e9s, et ainsi r\u00e9sister \u00e0 l\u2019usure du temps. La Cin\u00e9math\u00e8que poss\u00e8de aujourd\u2019hui une quarantaine de films parmi les soixante r\u00e9alis\u00e9s par Albatros.<\/p>\n<p>L\u2019apog\u00e9e du studio Albatros a pris fin lorsque le \u00ab\u00a0Grand Muet\u00a0\u00bb s\u2019est mis \u00e0 parler. Cela s\u2019est produit dans les ann\u00e9es 1930 en m\u00eame temps que la Grande D\u00e9pression pendant l\u2019entre-deux guerres. Puis dans les ann\u00e9es d\u2019avant-guerre, le studio a finalement cess\u00e9 d\u2019exister.<\/p>\n<p><strong>Un lieu saint n\u2019est jamais totalement d\u00e9sert<\/strong><\/p>\n<p>De nos jours, le studio est toujours fr\u00e9quent\u00e9. En effet, une nouvelle famille d\u2019oiseaux migrateurs venant d\u2019une Russie d\u00e9j\u00e0 sovi\u00e9tique a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019y construire son nid. Cette nouvelle famille est compos\u00e9e des artistes russes issus de la troisi\u00e8me vague d\u2019\u00e9migration. Lucien Chemla, directeur actuel de l\u2019association Albatros, les a pris sous son aile. D\u00e9sormais, la vie artistique bat \u00e0 nouveau son plein avec des performances, des expositions, des spectacles\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On peut dire que l\u2019Albatros est en fait un phoenix\u00a0!\u00a0\u00bb plaisante Lucien Chemla.<\/p>\n<p>Les \u00e9toiles russes ont embelli l\u2019horizon du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. Parmi eux, on retrouve Jacques Tati, Marina Vlady, Myl\u00e8ne Demongeot, et enfin Robert Hossein, patriarche du cin\u00e9ma fran\u00e7ais, qui a honor\u00e9 de sa pr\u00e9sence l\u2019exposition qui se d\u00e9roule en ce moment m\u00eame au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe du quai Branly.<\/p>\n<p>Robert Hossein parle tr\u00e8s bien russe, mais il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 prononcer son discours d\u2019ouverture en fran\u00e7ais\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ma langue maternelle est le russe. Mais j\u2019en ai une autre\u00a0: le fran\u00e7ais, a-t-il d\u00e9clar\u00e9. Cependant, je vais parler en fran\u00e7ais car j\u2019ai peur de l\u2019oublier (rires dans la salle). Plus s\u00e9rieusement, je suis tr\u00e8s \u00e9mu et heureux de voir ce film sur mes camarades russes, compatriotes de Dosto\u00efevski et de Tolsto\u00ef, dans ce superbe centre. Par ailleurs, je tiens \u00e0 pr\u00e9ciser que je f\u00eaterai mes 90 ans le 30 d\u00e9cembre, et que jusqu\u2019ici je n\u2019ai jamais teint mes cheveux (rires et applaudissements). Un dernier aveu\u00a0: je compte tr\u00e8s bient\u00f4t mettre en sc\u00e8ne un spectacle, o\u00f9 figureront les acteurs les plus divers, de diff\u00e9rentes nationalit\u00e9s et qui parlent beaucoup de langues\u2026 si Dieu le veut\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><em>&mdash; Votre film va-t-il sortir au cin\u00e9ma\u00a0? <\/em>demande Patrick Buisson.<\/p>\n<p><em>&mdash; J\u2019ai bien peur que dans un futur proche, les films Albatros ne seront pas diffus\u00e9s en salle. Ce long-m\u00e9trage est notre exclusivit\u00e9, et nous comptons bien le garder pour nous\u00a0!\u00a0<\/em>\u00bb r\u00e9pond M. Besson.<\/p>\n<p><strong>A votre avis, que signifie ce film pour les contemporains\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce film, cr\u00e9e l\u2019ann\u00e9e du centenaire de la r\u00e9volution russe, nous aide \u00e0 porter un regard diff\u00e9rent sur la situation actuelle dans le monde, en particulier sur l\u2019immigration et son int\u00e9gration dans un environnement diff\u00e9rent. C\u2019est notamment dans ce contexte que l\u2019exp\u00e9rience des exil\u00e9s russes est int\u00e9ressante en tant qu\u2019exemple d\u2019assimilation, mais aussi d\u2019enrichissement mutuel de nos deux cultures\u2026 car le pass\u00e9 est inextricablement li\u00e9 au pr\u00e9sent, tout comme l\u2019Histoire est un renouvellement permanent, et un commencement \u00e9ternel\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><em>\u0424\u043e\u0442\u043e: Flickr Ambassade Russie<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9sol\u00e9, cet article est seulement disponible en Russe.<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":212382,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[6],"tags":[3127,1344,3609,2733],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212381"}],"collection":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=212381"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212381\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":223892,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/212381\/revisions\/223892"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/212382"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=212381"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=212381"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rusoch.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=212381"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}