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mercredi, 20 novembre 2019
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Championnat d’Europe de football : la France a gagné le gros lot

Nadezhda Driamina, traduction de Jasmine Beaune15:09, 11 janvier 2017SociétéImprimer

Le Championnat d’Europe de football a rapporté 1 milliard d’euros à la France. C’est une réponse claire aux sceptiques qui considéraient le championnat de 2016 comme un lourd fardeau pour un pays à la situation économique fragile.
En effet, les recettes de l’évènement ont dépassé de six fois les dépenses.

Photo: uefa.com

Alors que les supporters français assoiffés de victoire célébraient la médaille d’argent de leur équipe de football lors du dernier Championnat d’Europe qui s’est déroulé du 10 juin au 10 juillet 2016, les autorités du pays comptaient attentivement les recettes de l’évènement.
Ce n’est pas en vain qu’elles avaient espéré rentabiliser les investissements, non seulement en terme sportif mais également en terme économique. Mardi, le ministère de la Jeunesse et des Sports a publié un rapport selon lequel le bénéfice du Championnat de football de l’été 2016 aurait atteint un milliard et deux cent vingt millions d’euros. Ce qui équivaut à quasiment 0,1% du PIB du pays.

D’où vient cette somme ?

Une part pharaonique de cette somme revient à l’État, en premier lieu par le biais du tourisme (625,8 millions d’euros) en deuxième lieu par l’organisation (596 millions d’euros). De plus, le pays a réglé la facture d’un montant de 200 millions d’euros pour les tenues du championnat. Il faut également noter que 24 millions d’euros ont été consacrés à la sécurité de l’événement et que 160 millions de dollars ont été investis dans les infrastructures sportives.

De valeureux touristes

Ni la menace d’attentats terroristes, ni la grève des ouvriers du transport, ni les inondations qui ont précédé le championnat n’ont empêché les 613 000 étrangers de faire le déplacement pour cet événement sportif ayant lieu tous les quatre ans. Parmi eux, 40 000 spectateurs ont visionné les matches depuis les fan-zones.

Les touristes ont en moyenne séjourné en France pendant 7,9 jours. Lors du championnat, ils ont dépensé en moyenne 154 euros par jour. On se demande dans quelle mesure les hôtels, restaurants, boutiques et magasins de souvenirs du pays ont augmenté leur chiffre d’affaires. Et c’est sans tenir compte des dépenses des Français, qui aiment faire la fête en grande pompe.

Les capitales sont le plus souvent les hôtes des compétitions importantes. Mais lors de cette saison, dix villes du pays ont pu croquer un morceau du gâteau à un milliard. Un match de foot rapporte environ 24 millions d’euros de bénéfice à la ville-hôte.

Un projet commercial réussi

Afin de faire face à un tel afflux de touristes, de journalistes, de délégations sportives et autres, il a naturellement fallu créer de nouveaux emplois. Selon le rapport du ministère de la Jeunesse et des Sports, l’activité professionnelle durant le championnat s’est élevée à environ 116 750 mois de travail. Dont 70 millions d’euros revenants à l’État sous la forme de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Le principal contributeur de l’organisation de l’Euro 2016 fut l’UEFA. L’union des associations de football a rapporté à la France près de 360 millions d’euros. Les sponsors ayant investi dans l’évènement à hauteur de 22,6 millions d’euros ne sont pas en reste.

Et, bien sûr, chaque équipe nationale de football s’est vu allouer la somme de 35 millions d’euros. Si l’on multiplie ce chiffre par 24 (nombre de pays participants), nous obtenons une coquette somme.

Par conséquent, le Championnat d’Europe est devenu très rentable pour la France et a brisé le stéréotype selon lequel les championnats de cette envergure pèseraient trop lourd dans le budget de l'État.

Encore plus pour 2026

Le même jour, alors que le ministère français de la Jeunesse et des Sports publiait un rapport financier, la FIFA a pris une décision historique. En 2026, ce ne sont pas 32 sélections (comme c’était la coutume depuis 1998), mais 48 qui participeront au Championnat du monde de football. Cela augmente le nombre d’équipes européennes participantes de 13 à 16.

Selon les premiers calculs, à la différence, par exemple, de la Coupe du monde 2018 qui aura lieu en Russie, le revenu d’une seule équipe de la FIFA devrait atteindre 640 millions d’euros. Que dire du pays-hôte des futurs championnats dans ces nouvelles conditions ? Son bénéfice pourrait atteindre entre 5 à 7 milliards d’euros.

A ce jour, cette décision ne concerne pas le championnat d’Europe. Mais une chose est sûre : le nombre grandissant de participants ainsi que le succès de l’exemple français inciteront les pays, même la France, à accueillir le Championnat du monde. Qui sait, peut-être qu’après le record européen de l’année dernière en terme de bénéfices, la France établira peut être à l’avenir un nouveau record mondial.

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