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samedi, 21 septembre 2019
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Le centre culturel et spirituel russe du quai Branly

Elena Iakounine, traduction de François Boyer7:52, 18 janvier 2014Russie IciImprimer

Les plans du Centre culturel et religieux russe qui devrait s'élever à l'horizon 2015 sur le quai Branly, à quelques encablures de la Tour Eiffel, ont été présentés au public dans la résidence parisienne de l'ambassadeur de Russie en France.

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Макет будущего Центра. Photo: www.wilmotte.com

 

Cette nouvelle entreprise est comparable dans ses dimensions et dans ses ambitions à celle qui fut menée à la fin du XIXème siècle lors de la construction du pont Alexandre III : ce pont enjambant la Seine reste le plus beau des 34 ponts que compte Paris.

C'est avec une attention particulière que l' « Observateur Russe » s'est penché sur les dernières décisions prises par la Fédération de Russie concernant l'édification d'un tel complexe sur les berges de la Seine où les fonctions spirituelles et culturelles qu'il devra remplir pourraient trouver une résonance particulièrement intéressante.

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В.И.Кожин и Ж-М.Вильмотт на презентации проекта | V.Kojine et J. -M.Wilmotte ©Elena Iakounine

Rappelons qu'en février 2010, la Fédération de Russie avait officiellement remporté l'appel d'offres mettant en jeu la fameuse parcelle située en plein cœur de Paris. Dès 2011, elle lançait à son tour un concours à l'issue duquel elle espérait trouver le meilleur projet architectural pour un hypothétique centre culturel et spirituel. Plus de 100 cabinets d'architectes répondirent à cet appel à candidatures mais c'est finalement le projet de l'ingénieur franco-espagnol Manuel Nunez-Yankovski qui fut retenu. Malheureusement, c'était sans compter sur l'intervention des services délégués à l'urbanisme de la ville de Paris. Selon eux, le projet choisi ne pouvait être concrétisé étant donné le manque d'harmonie que son architecture atypique risquait de produire sur l'apparence générale des berges de la Seine, inscrites au patrimoine culturel de l'UNESCO.

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Ж-М.Вильмотт на презентации проекта | J. -M. Wilmotte présente le projet ©Elena Iakounine

 

 

La Fédération de Russie n'eut alors d'autres choix que de retirer sa demande de permis de construire. Des consultations avec des experts français furent organisées pour tenter de trouver une issue rapide au problème. En mars 2013, un groupe de travail franco-russe s'attelait à la délicate tâche de retravailler le projet initial de Nunez-Yankovski pour le rendre conforme aux exigences de la Mairie de Paris. Mais ces aménagements se révélèrent vite irréalisables: la Russie se serait alors exposée à un refus catégorique et définitif.

Au lieu de cela, les experts composant ce groupe de travail décidèrent de réexaminer le projet de l'architecte Jean-Michel Wilmotte, arrivé second lors du concours de 2011. En septembre 2013, les nouveaux plans furent envoyés au patriarche Kirill, représentant l'Eglise Orthodoxe Russe, pour approbation. Finalement, le patriarche donnait son aval après avoir, selon les paroles de Jean-Michel Wilmotte, minutieusement examiné les ébauches et y avoir personnellement apporté des corrections. La demande de permis de construire était alors envoyée aux autorités françaises. Le 24 décembre 2013, alors que le pays s'apprête à fêter le Noël catholique, l'ambassadeur de Russie en France reçut officiellement le permis de construire autorisant la Fédération de Russie à commencer les travaux.

Le 17 janvier 2014, un contrat avec l'entreprise « Bouygues Bâtiment » est souscrit pour la réalisation des premiers niveaux du centre culturel et spirituel. La présentation du projet au public et aux journalistes fut l'occasion pour M. Vladimir Kojine, chef de l'intendance du Kremlin, de rappeler son souhait de construction rapide afin d'éviter que les travaux d'aménagement n'encombrent la ville de Paris ou pire encore, n'en ternissent la beauté. Les ingénieurs devront donc faire tout leur possible pour achever les travaux dans le temps qui leur est imparti, c'est-à-dire deux ans maximum. Dans le même temps, M. Kojine s'est vu remettre une tablette tactile sur laquelle le directeur de Bouygues s'est engagé à publier au jour le jour un aperçu détaillé de l'avancement des travaux, photographies à l'appui.

Vladimir Kojine a affirmé que seul le patriarche Kirill, représentant l'Eglise Orthodoxe de Russie, pouvait répondre à la question « à quel saint ou à quelle fête religieuse sera consacrée l'église ? ». Il a ensuite précisé que si la construction de l'église avait été confiée à une compagnie française, la décoration intérieure serait entièrement assurée par une entreprise spécialisée de Saint-Pétersbourg.

Un peu plus tard, c'est au tour de l'architecte Jean-Michel Wilmotte de répondre aux questions des journalistes. Baguette de conférencier à la main, il présente son projet : les 5.000 mètres carrés que compte le terrain accueilleront une église orthodoxe à cinq coupoles, un bâtiment réservé à l'administration paroissiale, un centre culturel destiné à accueillir les rencontres et événements franco-russes et une école primaire bilingue.

Le complexe culturel et spirituel du quai Branly sera bâti en « pierre de Paris », traditionnellement utilisée en France pour les constructions de grande ampleur telle que Notre-Dame de Paris. La plupart des immeubles d'habitations que l'on retrouve le long des Grands Boulevards ou sur les bords de Seine ont d'ailleurs été construits à partir de ce matériau si emblématique de la capitale française. Le cahier des charges imposait également au projet de M. Wilmotte une hauteur limite à ne pas dépasser étant donné la proximité avec la Tour Eiffel et le centre historique de Paris. Le point culminant de l'ensemble architectural se situera donc à 35 mètres au dessus du sol, à l'extrémité de la croix qui surmonte le bulbe principal de l'église. Les autres bâtiments ne dépasseront pas 16 mètres de hauteur. Touche finale : le complexe sera ceint d'un jardin.

« Depuis la naissance de ce projet, nous ne poursuivons qu'un seul objectif : que cette église scelle l'amitié qu'ont su se témoigner la Russie et la France pendant tant d'années » affirme Vladimir Kojine en guise de conclusion.

La maquette du nouveau projet sera exposée au public le 18 et le 19 janvier dans la résidence de l'Ambassadeur de Russie en France au 79 rue de Grenelle, dans le 7ème arrondissement de Paris. Entrée libre de 10h à 18h.

4 commentaires

  1. margarita dit :

    По-моему, гораздо лучше предыдущего проекта.

  2. Бам dit :

    Совсем чуток

  3. Youri F. dit :

    Проект необычный тем , что если бы не церковные луковицы скорее похож на роскошное административное здание.Как бы то ни было , хорошо что наконец история с проектом закончилась и строить собор будет известная французская фирма которой под силу этот уникальный проект. Московская Патриархия наконец обретет достойный Великой страны в Париже свой православный дом вместо маленькой церквушки на улице Петель в 15 районе Парижа, где яблоку негде упасть в праздничные дни.Это будет и большая фига Константинопольской иерархии мол знай наших.

  4. Егор dit :

    Как раз на месте возде этнографического Музея Бранли

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