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dimanche, 20 octobre 2019
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«L'Observateur russe» a participé à la Dictée absolue dans les locaux de Légion étrangère

Anastasiia Bureau, taduction de Clara Dimitrov11:14, 9 avril 2017Russie IciImprimer

À Paris, le 8 avril, s'est déroulé la «Dictée absolue», épreuve annuelle d’enseignement créée il y a 14 ans par des étudiants en philologie de Novossibirsk.

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Организаторы диктанта в Иностранном легионе | Les organisateurs de la dictée

Cette année on pouvait y participer non seulement en ligne, mais également dans 866 villes de 71 pays, et même les passagers d'une dizaine d'avions ont pu s’essayer à l’exercice dans les airs.

Dans la capitale française, 152 personnes ont participé à la dictée dans sept endroits de la ville

A l'INALCO, à la librairie du Globe, au Centre de Russie pour la science et la culture, à l'Institut Pouchkine, au Centre russe de communication et même à la Légion étrangère française.
En dehors de ces lieux, deux endroits proposaient une version de la dictée pour les étrangers qui apprennent le russe.

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Cette année, «L'Observateur russe» s'est assis sur les bancs d'un lieu exotique : le bâtiment de la cantine des officiers de la Légion étrangère.

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D'après l'un des organisateurs de la dictée, le légionnaire et chef du Pl de la Légion étrangère de Paris, Andreï Koudeev, l'idée d'organiser la dictée à la Légion étrangère n’est pas sortie de nulle-part : la Légion étrangère accueille régulièrement des rencontres entre des représentants de différentes nationalités.

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« Nous voulions attirer l'attention sur la dictée en l’organisant dans un endroit aussi peu habituel. J’en ai parlé au commandement de la Légion, et ils ont accepté le projet. Ce n'est d’ailleurs pas étonnant, puisqu’il y a beaucoup de russophones dans la Légion. Par exemple, d'après les chiffres de l'année dernière, les nationalités les plus représentées sont en première place les Ukrainiens, et en deuxième les Moldaves. Il est même arrivé que certaines années, le pourcentage de russophones dans la Légion atteigne 40 %. »

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Malheureusement aucun légionnaire n’a participé à la dictée.
«L'escouade parisienne est un peu clairsemée, et les russophones doivent être six ou sept. De plus, pendant leurs jours de repos, ils rentrent chez eux, principalement dans le sud de la France» explique Andreï Koudeev.
15 personnes sont venues participer à la dictée à la Légion étrangère, dont la majorité était des représentantes féminines. Cependant, le faible nombre d’hommes a été compensé par le fait que le «dicteur» était Andreï Koudeev.

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Les auteurs de la dictée des années précédentes étaient des écrivains d'envergure nationale : Dina Rubina, Zakhar Prilepine, Dmitri Bykov ou encore Boris Strougatski. Cette année, l'auteur était le lauréat du prix «Best-seller national» et du «Grand livre», Léonide Juzefovič, qui pour cette occasion spéciale a écrit un essai : «Ville sur le fleuve».

Compte tenu des différents fuseaux horaires en Russie, l'essai de Juzefovič a été divisé en trois parties : la première partie de son essai a été dicteé en Extrême-Orient, la deuxième dans l'Oural et en Sibérie et la troisième dans la partie européenne de la Russie et en Europe, et donc à Paris.

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Avant de se lancer dans l’épreuve, le professeur du russe et de la littérature russe, Vadim Koudrevitch (qui a d'ailleurs, lui aussi, été légionnaire) a rappelé aux participants quelques règles de grammaire et a signalé que le texte de cette année n'était pas très difficile.
«C'est un très bon texte pour une dictée, car il n'y a pas de pièges, il suffit juste de se souvenir des règles» a déclaré le philologue.

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Le texte de la Dictée absolue en lui-même s'est avéré assez personnel et portait sur des périodes de la vie de l'écrivain. Comme l'a raconté Léonide Juzefovič en vidéo, «Ville sur le fleuve» parle de trois villes qui représentent la Russie dans son ensemble.

«J'ai écrit le texte de la dictée sur trois villes dans lesquelles j'ai construit ma vie, et sur les trois fleuves sur lesquels sont construites ces villes : ma ville natale de Perm et le fleuve Kama, la ville d'Oulan-Oude et la rivière Selenga où j'ai été officier, et enfin, la ville où je vis maintenant, Saint-Pétersbourg et la Neva.
C'est seulement trois villes, mais à elles trois, elles représentent la Russie toute entière. Je remercie la Dictée absolue, car si on ne m'avait pas proposé d'écrire ce texte, je n'aurais jamais pu exprimer mon amour pour ces trois villes et ces trois fleuves, et à travers eux, mon amour pour notre pays tout entier. En effet, nous oublions trop souvent de nous déclarer à notre patrie, j’ai essayé d’y remédier».

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