La nouvelle « robe » du Ministère de la Culture
L’ensemble architectural du Ministère de la Culture français, habillé d’une grille ajouré en acier argenté, se distingue du paysage urbain classique de Paris. Et maintenant, il est tout à fait impossible de passer à côté, sans s’arrêter bouche bée.
Reportage photo de « l’Observateur russe »

Министр культуры Флер Пеллерен на открытии выставки в сопровождении комиссара экспозиции Элиз Гершкович. | Fleur Pellerin et commissaire de l'exposition Elise Herszkowicz. © Photo Ogoulbibi Marias.
Dans le quartier, où jadis se sont déchainés des désirs révolutionnaires et les régimes politiques ont changé, le Ministère de la Culture, comme dans le prolongement des traditions historiques, a invité les « révolutionnaires » de nos jours – les artistes de rue, afin d’essayer une nouvelle « tenue ».

Работа Surfil тянется по всему фасаду здания Министерства культуры со стороны улицы Crois-des-Petits-Champs. |L’œuvre de Surfil côté la rue Crois-des-Petits-Champs. © Photo Ogoulbibi Marias
15 street-artistes, d’orientations complètement opposées, ont peint les grandes fenêtres, ou plutôt, les vitrines du bâtiment du Ministère entre les rues St. Honoré, Bons-Enfants, Croix-des-Petits-Champs. L’exposition, appelée « Oxymores » durera jusqu’au 26 avril.

Thom-Thom творит на глазах у публики | Thom-Thom réalise son œuvre sous le regard du public. © Photo Ogoulbibi Marias.
L’exposition de street-art au Ministère de la Culture soulève des sentiments contradictoires, et particulièrement chez les pionniers de ce genre. L’étrangeté réside dans le fait que, durant ces 40 années d’existence de ce genre d’art urbain, on ne l’a non seulement pas reconnu, mais aussi condamné les auteurs pour leur activité illégale.
Et en dépit du fait que quelques artistes exposent maintenant dans des galeries, et soient officiellement invités pour des peintures murales dans différentes villes du monde, le street-art n’est jusqu’à maintenant pas officiellement reconnu comme un genre d’art.
L’invitation des artistes de rue au Ministère de la Culture peut être considérée comme une démonstration d’intérêt et le commencement d’une reconnaissance par les pouvoirs officiels de l’art urbain.

O'Clock, LEK, Jacque Villeglé (89-летний дуайен стрит-арта), Sowat | O'Clock, LEK, Jacque Villeglé (89 ans, doyen du street art), Sowat. © Photo Ogoulbibi Marias.
Il est vrai que les artistes pendant l’ouverture de l’exposition, plaisantaient continuellement : « On ne nous admet quand même pas d’entrer au Ministère, nos travaux, ornant les murs, resteront bien dans la rue… »
Le street-art est encore qualifié d’art éphémère : l’artiste effectue son œuvre dans la rue, sur la terre, sur les murs et sous les yeux du public.
Il ne regrette pas que la vie de ses œuvres soit relativement courte.

Marko93, работает в особом жанре. Он смешивает ligth-painting, каллиграфию, граффити. Ночью, в темноте или от вспышки фотоаппарата глаза хищников на его панно загораются. | Marko93 mélange ligth-painting,calligraphie et graffiti. La nuit les yeux des prédateurs s'enflamment. © Photo Ogoulbibi Marias
La pluie, une machine d’arrosage ne laisseront aucune trace d’elle, il en restera seulement un état d’esprit, un souvenir comme celui d’un sourire, d’une rencontre avec quelque chose de bon.












Замечательная статья. а в каком округе находится министерство культуры? Хотелось бы съездить и посмотреть.
Спасибо за интересную статью и фото! Хороший пример для подражания в других городах
Хороший пример для подражания в других городах
Прикольно! А почему бы и нет? Вот и признание! Помню, в Берлине, еще до реконструкции, рейхстаг был полностью покрыт тканью. Вот нам бы что-нибудь такое замутить?!
В Париже всегда поражает умение сочетать старину и новаторство, вспомните пирамиду у Лувра, полосатые столбики в Пале-Рояль.
Здорово, что эти новшества воспринимаются так органично, спасибо автору за умение так чувствовать город.
Парижу всегда есть чем удивить!